La ville chargée d’histoires…
… histoires par toujours des plus gaies d’ailleurs. Potosi fût la ville qui se développa le plus rapidement au monde à partir de 1546. On dit qu’en allumant un feu de bois sur une colline, un habitant y vit une lumière étincelante briller au fond du feu : la découverte d’une mine de précieux minerais déclencha un changement profond pour la ville. Potois fût alors la ville la plus prospère et la grande des Amériques.
Les espagnols y trouvèrent leur mine d’or (plutôt d’argent) et firent creuser intensément la colline Cerro Rico pendant plus de 3 siècles - par les indigènes ainsi qu’en “important” de millions d’Africains dans un très triste destin de dur labeur…
Ainsi quand on visite Potosi, on ne peut que penser à tous ces gens qui sont venus ici. La légende dit qu’il y a eu tellement d’argent extrait de cette coline qu’on pourrait y construire un pont d’ici à l’Espagne tout en argent, et en plus y faire transiter des lingots avec.
Malheuresement la ville a décliné vers la fin des années 1800 par épuisement de l’argent. L’étain a pris le relai mais la ville est désormais désuette.
Haut, oh que c’est haut…
Potosi se trouve être vers les 4090 mètres d’altitude, ce qui lui permet certains records, dont celui de la ville la plus haute du monde. Mais un fois passé par Uyuni, on se fait à l’altitude : on a l’habitude d’être essouflé quand on marche.
Visite des mines (ou pas)
On peut encore visiter les mines, cependant ce n’est pas forcément ce que j’ai envie de faire. Il y a encore de nombreux travailleurs qui vont à la mine pour gagner leur vie, dans des conditions assez inhumaines et avec des outils de l’époque coloniale. Généralement après 10 années de travail dans les mines, les travailleurs contractent la Silicose.
Visite de l’ancienne monnaie de Bolivie
C’est un peu la visite de la Monnaie de Paris mais avec des méthodes d’antan : les chevaux font tourner des rouages qui permettent de découper le métal, ensuite il est fondu en plaquettes puis découpé en rond de différentes tailles pour enfin être moulé.
On y append surtout que le signe du dollar $ a ses origines dans le marquage des pièces à Potosi.
Pas facile de trouver de quoi se restaurer
Potosi est finalement une petite ville, aux petites rues et petits commerces : les couleurs et le style ancien de la ville font son charme.
Ce n’est pas vraiment une destination touristique, même si le centre de la ville est en cours de rénovation.
Le meilleur plan pour manger est de trouver dans la ville les petits restaurants locaux, qui proposent toujours une entrée, une soupe, un plat et un dessert - voire une boisson - pour une somme plus que correcte : entre 20 et 25 bolivianos ! C’est toujours bon et local.
Un des meilleurs encas Bolivien : un cornet avec de la crême et de la noix de coco.
Photos
La ville héberge énormément d’églises, souvent vétustes ou en train d’être restaurées.
Je tombe en pleine semaine sainte, très particulière pour les Boliviens car il y a beaucoup d’activités religieuses : parades et messes.
Pourquoi c’est écrit en chinois / japonais sur leur bus ?
Ambiance musicale avec les soeurs qui chantent dans une chorale