Trujillo, une agréable découverte
Depuis Huaraz, je prends un bus de nuit - toujours avec la très bonne compagnie Emtrafesa - pour faire les ~ 8 heures de bus entre les deux villes, toujours en direction du nord et me rapprochant à nouveau de la côte. L’inconvénient de ses bus de nuit est que souvent on arrive tôt : vers le 4h ou 5h du matin… Donc c’est toujours une épreuve de trouver un logement en arrivant. Je fais la rencontre d’un couple d’argentins ; ainsi je leur demande où ils dorment. La réponse est un hôtel au nom français : “le Saint Etienne” ! Je partage un taxi pour y aller, tentant ma chance. En arrivant vers le centre de la ville, il se trouve que l’hôtel est très bien, la française qui s’en occupe est sympa mais c’est trop cher pour moi ; je me dirige en ville pour trouver autre chose.
Un des seuls hôtels ouvert à cette heure là - il doit être 5h du matin - est l’Hotel Colonial. Que ne fût pas ma chance qu’ils proposent des chambres à 30 soles, sachant que peu de personnes prennent ces chambres en allant à cet hôtel, je me retrouve avec une grande chambre et tout le confort pour un bon prix, surtout que je peux rester jusqu’au lendemain après-midi. J’ai directement accès au balcon qui donne sur le rue.
Peut-être qu’il y a beaucoup de bruit - ici tout le monde a la facheuse tendance a klaxonner tout le temps, surtout les taxis - mais ça ne me dérange pas.
Trujillo est une petite ville simple, avec sa Plaza des Armas et surtout quelques quartiers piétons.
Je trouve en haut de la rue piétonne une pâtiserrie et je tente une des leurs : un feuilleté à la poire, très bon.
En continuant un peu plus haut, on tombe sur une autre place : Plazuela El Recreo. Trujillo est connue pour ses plats typiques : les ceviches ; ces plats de poissons ou fruits de mer qui sont uniquement marinés avec du jus de citron afin de les “cuire” légèrement. N’étant pas un grand fan de nourriture crue, je tente quand même.
Finalement c’est pas si mal que ça, je ne suis pas tombé malade :) A retenter. Ah j’allais oublier qu’ici, en amérique latine, on trouve des fruits exotiques, dont les granadillas… Des sortes de fruits de la passion / maracujas mais plus gros et au goût différent ; merci à Emilie de me l’avoir fait découvrir à Puno, depuis j’en mange presque tous les jours :)
Je continue la visite de la ville.
Il faut absoluement faire un arrêt à ce “bar à jus” - “Juegeria” - très typique et très prisée par les locaux.
Le nord du Pérou, moins connue que son opposé (Lac Titicaca, Machu Picchu…), regorge de nombreux sites historiques ayant apportenus à différentes cultures : Chimu, Moche ou Sipan.
Chan Chan
Il existe plusieurs sites à découvrir, dont celui que Chan Chan, un des 9 temples de l’empire Chimor - de 900 à 1470. C’est donc une culture pré-Inca puisque ces derniers sont ensuite arrivés, ont vaincus les Chimús et ont fusionnés leurs cultures. La taille totale du site est de 20 km², c’est juste immense ; les recherches sont récentes (années 1980) et sont toujours en cours.
Depuis la ville c’est quelques soles en taxi. J’ai la chance d’être accueilli par un monsieur agé qui me propose une visite guidé. Etant quasi le seul visiteur, je me dis que ça vaut la peine d’en savoir plus.
La “ville” est encerclée d’un imposant mur incliné de plus de 11 mètres de hauteur ; solide car il est toujours là.
Ils avaient même construit une énorme réserve d’eau, indispensable dans cette zone aride.
Mon guide, José, s’avère être un archéologue à la semi-retraite. Il y connait tout un rayon sur l’histoire locale ainsi qu’il reproduit les dessins. A la fin de la visite, sur la grande place, il joue un morceau ancien avec sa petite flute… Une très belle rencontre.
Huanchaco
M’étant rapproché de la côte en allant à Chan Chan, je continue jusqu’à la mer en prennant un autre taxi, très sympa (après une dure négociation). La ville de Huanchaco est typique des villes côtières du nord du Pérou : une digue et des pêcheurs.
Sur la digue il y a une foule de locaux venus pêcher.
L’originalité des villes du nord du Pérou est qu’ils utilisent toujours les barques décritent 500 ans avant J-C ! Elles s’appellent “Caballitos de totora” et sont ainsi construites en totora, la plante de roseau utilisée comme à Puno pour construire les îles flottantes. Bon il faut y regarder de plus près pour découvrir que la version moderne est surtout composée de mousse en polystyrène entourée de totora :)