Je quitte Copacabana et la Bolivie sur un temps orageux - comme tous les soirs ici.
Passage de la frontière Péruvienne
La frontière est très proche de la ville de Copacabana. Une fois le Pérou passé, il faut changer d’heure : 1h de moins.
Il faut aussi se faire à nouvelle monnaie, les “sols”, mais c’est plutôt simple car 100 sols ~= 25 euros. De plus, la référence par rapport à ma monnaie bolivienne est aussi simple à convertir : 2 bolivianos ~= 1 sol.
Bienvenue à Puno au Pérou
Quelles sont les différences en le Pérou et la Bolivie ? Difficile à dire en quelques heures, ce qu’on peut dire déjà c’est que les pays se ressemblent beaucoup. L’arrivée dans la ville de Puno, aussi sur le lac Titicaca, est très accueillant : autant le taxi, les personnes du terminal de bus ainsi que les gérants de l’hostels sont très chaleureux et n’hésitent pas à aider à la moindre occasion.
Je décide de me loger dans le “Duque Inn Hostel” principalement car il se situe dans les hauteurs de la ville, ainsi l’on peut profiter de la vue panoramique sur la ville. Je vous conseille vraiment cet hostel, un des meilleurs du voyage, avec un très bon prix (25 sols / ~ 6 €) pour une chambre confortable avec une superbe vue.
Juste beaucoup de chiens dans la rue le soir, ça donne ça :
Je me balade en ville et trouver une “cevicheria” qui propose un menu plus qu’intéressant : soupe, plat principal (poisson) et boisson pour 7 sols (~ 2€)… Pour information, elle se situe au coin de la rue conde de lemos et libertad. Pas cher et déliceux.
A un moment j’entends de la musique : tout un groupe de personnes débarque sur la place principale, déguisés pour certains, musiciens, enfants… Le but est d’alerter les habitants sur le vote ce dimanche.
Je continue vers le marché central, dont la lumière est très intéressante.
Je visite la ville, qui n’a pas énormement d’intérêt mais qui reste agréable.
On est toujours vers le 3800m d’altitude, il fait froid le soir.
Excursions et nuité sur les îles péruviennes du lac Titicaca
C’est l’activité touristique principale de la ville : les îles du lac. Elles sont regrouppées sous 3 noms : Uros, Taquille, Amantani.
Il existe toujours plusieurs communautés au pérou : les Quechuas ainsi que les Aymaras (prononcer “aïmara”). Uros est aymara, les deux autres sont quechuas.
Uros
En premier, les îles Uros - ou autrement dit les îles flotantes. Ces îles artificielles sont construites en roseaux (“reed” en anglais) de la plante qui s’appelle ici la “tortora”. Cette dernière est très utile car elle permet à ces personnes de vivre sur leur île en superposant des couches et des couches de roseaux les unes au dessus des autres pour former une construction sûre. Il faut rajouter continuellement des nouvelles couches, les plus anciennes pourrissant avec le temps - le rythme de rajout dépend surtout de la saison.
Leurs maisons sont aussi construites en roseaux.
La racine de tortora peut aussi se manger, cependant notre guide nous indique qu’il ne vaut mieux pas essayer car à cet endroid du lac - proche de la ville de Puno - la pollution est très importante. Ce qui n’empêche pas les locaux de nous faire une démonstration en grignotant la racine blanche de la plante !
Le peuple des Uros a ainsi édifié ces îles dans le but de fuir les invasions incas - en se réfugiant sur le lac, ils se sentirent plus protégés que sur la terre ferme.
Aujourd’hui c’est uniquement le tourisme qui fait vivre ces gens… Qui d’ailleurs ne vivent presque plus sur ces constructions navales précaires.
Néanmois on trouve un élevage de cochons d’inde (“pygmy pig”) sur les lieux… Vous aurez deviné pourquoi ? :)
Pour Christophe et Kristina, un extrait sonore :)
Amantani
Amantani est bien plus loin, elle se situe dans le grand lac - environ 2h de bateau. C’est ici que nous allons dormir ! Les familles hébergent les gringos via un système de rotation, d’environ une fois toutes les 2 semaines. A l’arrivée, nous sommes dispatchés par famille ; je me retrouve - avec un nouvel ami suisse - dans la famille de Luz-Marina.
Enfin une expérience locale, même si c’est organisé par un tour, la vie est très traditionnelle. La maison est assez rudimentaire (surtout la cuisine).
La famille est installée sur l’île, cultive du quinoa, des petites patates, du maïs… Tout ça en bio car il n’y a pas d’engrais ici.
J’ai surtout adoré la plante qui s’appelle Muña - qui ne se trouve que par ici - qui a un goût de menthe poivrée.
Ensuite nous montons la montagne PachaTata (le père de la terre) puis PachaMama (la mère de la terre).
Au sommet, un “temple” privé où se déroule toujours des rites locaux.
La nuit arrive et nous nous préparons à aller à “la fiesta”, organisée pour nous les touristes…
Au lit, sans electricité ou presque, grace aux panneaux solaires.
J’en profite pour échanger quelques chansons de mon téléphone vers le leur… Hey oui, du IAM au Pérou !! Comme ils veulent plus de musique, je vais leur laisser à mon hôtel en ville une carte mémoire avec d’autres chansons :) Je leur ai montré des photos de l’île du soleil - toujours du lac titicaca - ils étaient très curieux. Alors quand c’est Paris, le Maroc, Taïwan… Toute la famille était très curieuse.
Taquile
Enfin la dernière île, Taquile, qui a une culture unique avec leurs vêtements et leur propre organisation. Par exemple, il n’y a que les habitants de l’île qui peuvent acheter la terre / maisons d’ici. Ou encore, les locaux élisent des représentants qui dirigent l’île ainsi que ce sont eux qui font la police et contrôlent les arrivées et sorties.
Ici ce sont les hommes qui cousent les bonnets et les vêtements en laine.
Au détour d’une rue, je veux prendre le paysage… Soudain une petite fille en robe rose bondit de nule part au moment où je déclenche la photo… Quel résultat (non prévu) !
Enfin on nous montre comment des plantes écrasées peuvent faire office de produit pour laver le linge.
Je continue à remonter le Pérou, direction les montagnes et les grands canyons.
En savoir plus
Wikitravel Puno
Wikitravel îles Uros
Wikitravel île Amantani
Article sur un fan de muña qui voulait en rapporter chez lui - en vain