Arequipa me voilà
Je prends le bus de jour entre Puno et Arequipa, tout va bien jusqu’au moment où mon téléphone a une facheuse tendance à appuyer sur le bouton “power” intempestivement… Jusqu’à ne plus répondre du tout :( Plus de téléphone donc, sachant que sans Google Maps je suis assez perdu pour voyager.
Arequipa me semble être une ville très grande comparée aux autres villes péruviennes, nous parcourons la zone habitée depuis environ 40 min avant d’arriver en centre ville. Arrivé à la station de bus, je prends un taxi et ce dernier me dit que j’ai bien choisi car il y a beaucoup de “piratas” qui sont des faux taxis et qui peuvent vous mener un peu n’importe où… Sur la route nous échappons à 2 cm à un accident… Bon !
Je choisi un hostel en ville et je demande où se trouvent les boutiques des opérateurs téléphoniques afin que je vois comment récupérer un téléphone. N’ayant pas l’heure, je me dépêche d’y aller.
Finalement ils ne peuvent pas le réparer, je ne vois pas d’autre solution que d’en racheter un (pas cher) histoire d’avoir un indispensable téléphone. J’ai eu une réduction sans trop savoir pourquoi, donc au final ce nouvel objet ne m’aura pas coûté trop cher… On me laisse quand même l’adresse d’un réparateur de téléphone - à l’autre bout de la ville - j’irai voir demain, d’ici là, je dois aller manger.
Tout de suite, ce qui saute aux yeux, c’est qu’on ne se croirait pas au Pérou ! De superbes batîments très bien entretenus, bien éclairés, des locaux habillés aux normes européennes, peu de pauvreté, des centres commerciaux, des marques connues…
Les monuments sont construits avec une pierre blanche appelée sillar qui donne le nom de ville blanche à Arequipa. La ville abrite beaucoup d’églises.
Le monastère Santa Catalina
Il faut absoluement aller visiter ce couvent, qui au final, est quasi une ville dans la ville (~ 20 000m²). Il fût construit en 1580 par une veuve fortunée, qui sélectionnait soigneusement les nonnes provenant des meilleurs familles du pays, en échange d’une importante dotte. Ce n’est pas vraiment un couvent ordinaire puisque les hôtes avaient plusieurs servantes et pouvaient inviter des musiciens ou organiser des réceptions !
En 1871, une envoyée du pape Pie IX y retabli la disciple. Aujourd’hui, environ 30 nonnes y vivent encore dans les quartiers non libres du couvent.
Ce qui surprend surtout ce sont les couleurs des murs du monastère : orange et bleu. Ce choix donne de très beaux contrastes.
Une musique de la chorale d’Arequipa est diffusée dans les allées…
Le lieu est immense : chaque “rue” - chacune au nom d’une ville espagnole - ouvre sur plusieurs pièces dont souvent chacune dispose de sa cuisine équipée d’un four à bois.
Plus on avance, plus il y a de rues et de salles.
Autres photos
Je tombe le jour où il y a un vote pour la présidence du Pérou. Alors forcément il y a une longue file d’attente au bureau de poste.
Comme chaque ville que je visite actuellement au Pérou, il y a toujours une plaza de armas ainsi qu’un marché central.
Le marché est en général un bon plan pour manger des plats locaux pour pas trop cher. Ici des lentilles.
Finalement…
Je me décide à aller à l’adresse indiquée pour tenter de faire réparer mon téléphone… Le lieu est un peu comme en chine : un marché dédié aux téléphones mobiles ! Au rez-de-chaussée, de nombreux stands de vente de mobiles ; à l’étage je comprends que c’est là qu’on peut faire réparer les appareils. Je me fais balader de stands en stands, personne ne voulant toucher à mon téléphone… Jusqu’à celui-là qui me propose de jetter un oeil. Je lui explique le soucis, il démonte le téléphone, il déssoude le composant fautif, en sort un de sa boite et commence à souder…
On sent que ce monsieur a fait ça pendant des années, ses gestes sont précis et rapides. Un dernier coup de chauffe pour valider que tout va bien, et hop, ça remarche !!! 70 soles (~20 €) pour tant de travail, bravo, je suis bien content. Heuresement que tout ça soit arrivé dans une grande ville, sinon impossible de trouver une personne aussi qualifiée.
El Cañón del Colca
Une des activités touristique à faire ici est d’aller faire un treking dans les canyons les plus profonds du monde - oui, 2 fois plus grands que ceux présents aux états-unis.
Nous choisissons l’agence Naturaleza activa dont le responsable est super sympa et nous explique pas mal de choses sur le Pérou.
L’une des attractions du lieu est d’apercevoir les condors qui volent dans ces montagnes. Je n’ai pas le matériel pour les prendre en photos, cependant on arrive à en distinguer un.
Le trek se déroule sur 2 ou 3 jours, je suis le groupe avec qui je suis pour le faire en 2 jours. Ca commence par la descente d’1km de dénivelé…
A mi-parcours nous apercevons notre destination : un oasis dans le canyon.
Nous allons déjeuner ici.
L’accès au village où nous sommes n’est vraiment pas facile, pas de voiture, seulement à dos d’anes. C’est pourquoi il y a environ 30 familles ici.
Les locaux vivent de la culture du maïs, quinoa, ainsi que de l’élevage des parasides des cacus. Pourquoi ?
Car ces petites bêtes ont une couleur naturelle très rouge qui sert à colorer les tissus.
Après environ 2 heures de descente et un peu mal aux pieds, nous voici enfin sur le pont qui permet de traverser la rivière et ainsi d’atteindre l’oasis.
Nous allons passer la nuit là, c’est sommaire mais largement suffisant. Surtout avec une piscine :)
On y trouve des fruits locaux.
Le lendemain, il faut faire la route inverse… 1km de montée en zigzags… Presque 3 heures de marche en montée constante…
Réveil à 5h du matin, il fait encore nuit, tout le monde est prêt. Les muscles sont froids et ça monte beaucoup !
Souvent on se fait doubler par les anes qui transportent différents choses, dont des hommes et femmes.
Après plus d’une heure de montée, on commence à trouver ça long, surtout que ça n’arrête pas de monter. Le but est de ne pas s’arrêter sinon on sent que l’on ne va jamais arriver tout là haut. La vue est imprennable.
C’est dur pour tout le monde mais on y voit tout doucement le bout… L’arrivée en haut de la montagne est un vériable soulagement. Transpiration garantie ! Direction le petit-déjeuner bien mérité.
Pour terminer, nous nous arrêtons à plusieurs points de vue sur le canyon.
Le dernier arrêt est une piscine d’eau chaude… Qui fait le plus grand bien après cet intense effort.
Nous pouvons même apercevoir des vicuñas.
Retour à Arequipa. Je monte sur le toit de l’hostel à la tombée de la nuit… Quelle vue !
Il y a encore pas mal de choses à faire ici - dont la montée du Misti, le sommet enneigé - mais les jambes ne suivent plus et les courbatures sont bien là. Il faut aussi avancer pour enfin aller voir le Machu Picchu !